HOMMAGE

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CEREMONIE DU 8 MAI 2014

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE
Cloître de Saint Jean de Maurienne - Savoie
HISTOIRE DE LA MAURIENNE ET DE LA SAVOIE

Ne jamais oublier l'Histoire de cette nation qui a joué un rôle essentiel parmi les nations européennes ! Berceau de la Maison de Savoie Saint Jean de Maurienne possède depuis 150 ans une Société d'Histoire et d'Archéologie fort dynamique dont les annales sont appréciées et les conférences suivies avec attention chaque mois.

dimanche 19 août 2012

BIENTÔT LA RENTREE.... L'ECOLE EN MAURIENNE ENTRE 1850 ET 1860


Source : La Maurienne de 1815 à 1860 par le Chanoine Louis Gros. Imprimeries Réunies de Chambéry - 1968 - Extraits du Chapitre III - Les Ecoles.

....En 1858, 171 instituteurs et 121 institutrices enseignaient en Maurienne. Une Ecole de méthode fut créée à Saint Jean pour la formation des futurs maîtres. Elle fut ouverte en novembre 1856. L'affluence des élèves fut grande : 80 furent admis, mais 40 furent renvoyés faute de place. Les élèves étaient logés en ville par groupe de 5 ou 6 dans une même chambre. Le samedi, après la classe du matin, la plupart des élèves se rendaient dans leur famille, afin de faire les provisions de nourriture pour la semaine suivante.....
Cette école, fondée par le Conseil provincial, était d'un grand avantage pour former des instituteurs passables.
La moyenne du traitement variait suivant la durée de la classe.

                                                                     Instituteurs          Institutrices
Pour dix mois d'école                                    400 fr.                    400 fr.
Pour six mois d'école                                     200 fr.                    150 fr.
Pour quatre mois d'école                              120 fr.                      80 fr.

....Malgré leur salaire modeste, les instituteurs mauriennais faisaient bien leur besogne; la plupart étaient des paysans habitués au travail et au travail bien fait.
L'inspecteur primaire signala, dans chaque province, les instituteurs et les instituttrices qui avaient mérité des éloges particuliers.
La Maurienne fut au tableau d'honneur, avec 36 maîtres en 1854, 45 en 1855, et 48 en 1856.
Dans les cinquantes provinces des Etats sardes, il y eut pour ces trois années une moyenne de 11,13 et 17 instituteurs ayant mérité un éloge spécial.
En 1855, la Maurienne fut au deuxième rang avec 45 instituteurs au tableau d'honneur; seul Chambéry la dépassait avec 48.
En 1856, la Maurienne fut au troisième rang. Turin et Chambéry nous distançaient avec 56 instituteurs; mais dans la province de Savoie propre, il y avait 148000 habitants et 156 communes; la province de Turin comptait 461000 habitants et 135 communes; les instituteurs étaient beaucoup plus nombreux qu'en Maurienne qui n'avait que 79 communes avec 62000 habitants.......

samedi 11 août 2012

BALTHAZARD CLARAZ 1763*1839*

"La Maurienne et la Savoie peuvent être fières de cet illustre personnage qui a marqué une page d’histoire de la papauté sous l’ère napoléonienne.
Ci-dessous la photo de la plaque commémorative que j’ai inaugurée le 28 août 2011, visible à l’entrée du Musée de la Pyramide au Mont-Cenis"

Claude Claraz

Crédit Photographique Claude Claraz

Balthazard Claraz
1763 - 1839
Médecin honoraire des Papes Pie VII et Grégoire XVI et de la cour de Rome.

Médecin-Chirurgien
Médecin officier de santé
Médecin honoraire des Papes Pie VII et Grégoire XVI et de la Cour de Rome
Chevalier de l'Ordre Pontifical de saint Grégoire le Grand.

Balthazard Claraz est né à Lanslevillard (Savoie) le 6 mars 1763, fils de Jean-Dominique Claraz et Anne-Marie-Elisabeth Turbil. Il fait ses études à St Jean de Maurienne au collège Lambertin. A 23 ans, il obtient le diplôme de Docteur en Chirurgie agrégé de la Royale Université de Turin le 22 mars 1786.
Le 15 avril 1812, il est nommé officier de santé de première classe de toutes les troupes Impériales passant à l'hospice du Mont-Cenis.
Le 12 juin 1812, il est appelé à l'hospice du Mont-Cenis pour une intervention chirurgicale auprès d'un personnage important dont il ignore l'identité et dont l'état de santé est jugé critique. Ce personnage important est Sa Sainteté le Pape Pie VII qui est prisonnier de Napoléon 1er. " C'est ainsi que le Docteur Claraz reçut l'ordre du Capitaine Lagorse d'accompagner le Saint-Père à Fontainebleau, pour le soigner ". Le 19 juin 1812, le pape Pie VII arrive au château de Fontainebleau accompagné de son médecin le docteur Balthazard Claraz. Le souverain pontife y resta enfermé pendant les dix-neuf mois que dura sa captivité.
Le Pape Pie VII le récompense, pour lui avoir sauvé la vie,en lui offrant son chapelet. (les descendants du docteur Claraz firent don de ce chapelet au Musée du château de Fontainebleau).
Plus tard le Saint-Père lui envoie de Rome, une médaille d' or à son effigie, le nombre en fût restreint afin que la valeur morale en fût grande et remise aux personnes s'étant distinguées par leur dévouement au Saint-Père pendant la persécution.
En 1817, le Docteur Claraz est invité à Rome où il est nommé Médecin honoraire du Saint-Père et de la Cour de Rome. Le Pape Pie VII le reçoit plutôt comme un ami que comme un visiteur.
Il lui offre une de ses mules (pantoufle blanche ou rouge brodée d'une croix, qui est portée par le pape).
Le Docteur Claraz reçoit plus tard de Rome le titre de Médecin honoraire des Papes Pie VII et
Grégoire XVI.
Il est nommé Chevalier de l'Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand. L'Ordre, nommé ainsi en souvenir du Pape Grégoire 1er le Grand, est conféré aux personnes remarquables par leur zèle et leur fidélité au Saint-Siége.
Le Docteur Claraz exerça la médecine pendant 55 ans au bourg de Lanslevillard (Savoie).

Balthazard Claraz décède à Termignon (Savoie), le 5 juillet 1839 à l'âge de 76 ans, universellement regretté.