HOMMAGE

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CEREMONIE DU 8 MAI 2014

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE
Cloître de Saint Jean de Maurienne - Savoie
HISTOIRE DE LA MAURIENNE ET DE LA SAVOIE

Ne jamais oublier l'Histoire de cette nation qui a joué un rôle essentiel parmi les nations européennes ! Berceau de la Maison de Savoie Saint Jean de Maurienne possède depuis 150 ans une Société d'Histoire et d'Archéologie fort dynamique dont les annales sont appréciées et les conférences suivies avec attention chaque mois.

samedi 15 septembre 2012

HISTOIRE ET PHOTOS DE GIAVENO * JUMELAGE AVEC SAINT JEAN DE MAURIENNE EN 2013 *



Le jumelage entre Giaveno et Saint Jean de Maurienne devrait être effectif en juin 2013. Dimanche dernier la visite d'une centaine de Mauriennais et d'élus de notre cité a permis de ressentir l'amitié qui existe entre les deux villes.
Mais que savons-nous de l'histoire de Giaveno ? J'ai repris tout simplement l'opuscule historique de la ville de Giaveno :

" On peut retrouver un premier témoignage de la ville de Giaveno dans des documents qui remontent au 31 juillet 1001 lorsque l'Empereur OTTONE III décida de s'adjoindre les biens féodaux du Marquis Olderico Manfredi II.
Giaveno devint propriété des prieurs de Saint Michel le 21 février 1209 par un acte de donation du Comte de Savie Tommaso I qui décida de construire un château fortifié.
En 1347 le prieur Rodolfo de Mombello décida de protéger la ville avec deux trébuchets d'une hauteur de 6 mètres et par la construction de cinq tours circulaires.
Le périmètre de la "citadelle de l'abbaye" est aujourd'hui toujours visible. En particulier en parcourant la Via Roma il est possible d'observer trois des tours intégrées entre des bâtiments du centre historique.
A partir de 1611 l'histoire de Giaveno est lié au Cardinal Maurizio, fils du duc Carlo Emanuele I de Savoie, nommé prieur commendataire de l'écluse de Saint Michel;
En 1622 il demandait et obtenait du Saint Siège la maîtrise de l'importante collégiale de Saint Lorenzo Martyr. C'est à lui que l'on doit la transformation de l'ancien château en un palais résidentiel. Tout au long du 16ème siècle le palais et son parc furent le lieu de villégiature préféré de la cour.
A la fin du 16ème siècle, les actes de pillages du Général Nicolas Catinat ont provoqué des dommages importants au château, au bourg et aux églises.
L'inauguration de la ligne ferroviaire qui a relié Giaveno à Turin en 1882 a renforcé l'importance économque de la ville tout au long des années 1800.
En 1889 sur les monts de Giaveno à Pra Fieul dans le hameau de Maddalena, Adolf Kind créa l'une des premières stations de ski en Italie.
La ville par sa résistance entre 1943 et 1945 à l'oppression nazi-faciste a reçu la médaille d'argent de la valeur militaire de la part du Président de la République Luigi Scalfaro en 1997."
 
Ci-dessous par la photo la rencontre entre Madame Le Maire de Giaveno Mme Daniela RUFFINO et Monsieur le Maire de Saint Jean de Maurienne M. Pierre-Marie CHARVOZ ainsi que des photos de GIAVENO.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 










dimanche 19 août 2012

BIENTÔT LA RENTREE.... L'ECOLE EN MAURIENNE ENTRE 1850 ET 1860


Source : La Maurienne de 1815 à 1860 par le Chanoine Louis Gros. Imprimeries Réunies de Chambéry - 1968 - Extraits du Chapitre III - Les Ecoles.

....En 1858, 171 instituteurs et 121 institutrices enseignaient en Maurienne. Une Ecole de méthode fut créée à Saint Jean pour la formation des futurs maîtres. Elle fut ouverte en novembre 1856. L'affluence des élèves fut grande : 80 furent admis, mais 40 furent renvoyés faute de place. Les élèves étaient logés en ville par groupe de 5 ou 6 dans une même chambre. Le samedi, après la classe du matin, la plupart des élèves se rendaient dans leur famille, afin de faire les provisions de nourriture pour la semaine suivante.....
Cette école, fondée par le Conseil provincial, était d'un grand avantage pour former des instituteurs passables.
La moyenne du traitement variait suivant la durée de la classe.

                                                                     Instituteurs          Institutrices
Pour dix mois d'école                                    400 fr.                    400 fr.
Pour six mois d'école                                     200 fr.                    150 fr.
Pour quatre mois d'école                              120 fr.                      80 fr.

....Malgré leur salaire modeste, les instituteurs mauriennais faisaient bien leur besogne; la plupart étaient des paysans habitués au travail et au travail bien fait.
L'inspecteur primaire signala, dans chaque province, les instituteurs et les instituttrices qui avaient mérité des éloges particuliers.
La Maurienne fut au tableau d'honneur, avec 36 maîtres en 1854, 45 en 1855, et 48 en 1856.
Dans les cinquantes provinces des Etats sardes, il y eut pour ces trois années une moyenne de 11,13 et 17 instituteurs ayant mérité un éloge spécial.
En 1855, la Maurienne fut au deuxième rang avec 45 instituteurs au tableau d'honneur; seul Chambéry la dépassait avec 48.
En 1856, la Maurienne fut au troisième rang. Turin et Chambéry nous distançaient avec 56 instituteurs; mais dans la province de Savoie propre, il y avait 148000 habitants et 156 communes; la province de Turin comptait 461000 habitants et 135 communes; les instituteurs étaient beaucoup plus nombreux qu'en Maurienne qui n'avait que 79 communes avec 62000 habitants.......

samedi 11 août 2012

BALTHAZARD CLARAZ 1763*1839*

"La Maurienne et la Savoie peuvent être fières de cet illustre personnage qui a marqué une page d’histoire de la papauté sous l’ère napoléonienne.
Ci-dessous la photo de la plaque commémorative que j’ai inaugurée le 28 août 2011, visible à l’entrée du Musée de la Pyramide au Mont-Cenis"

Claude Claraz

Crédit Photographique Claude Claraz

Balthazard Claraz
1763 - 1839
Médecin honoraire des Papes Pie VII et Grégoire XVI et de la cour de Rome.

Médecin-Chirurgien
Médecin officier de santé
Médecin honoraire des Papes Pie VII et Grégoire XVI et de la Cour de Rome
Chevalier de l'Ordre Pontifical de saint Grégoire le Grand.

Balthazard Claraz est né à Lanslevillard (Savoie) le 6 mars 1763, fils de Jean-Dominique Claraz et Anne-Marie-Elisabeth Turbil. Il fait ses études à St Jean de Maurienne au collège Lambertin. A 23 ans, il obtient le diplôme de Docteur en Chirurgie agrégé de la Royale Université de Turin le 22 mars 1786.
Le 15 avril 1812, il est nommé officier de santé de première classe de toutes les troupes Impériales passant à l'hospice du Mont-Cenis.
Le 12 juin 1812, il est appelé à l'hospice du Mont-Cenis pour une intervention chirurgicale auprès d'un personnage important dont il ignore l'identité et dont l'état de santé est jugé critique. Ce personnage important est Sa Sainteté le Pape Pie VII qui est prisonnier de Napoléon 1er. " C'est ainsi que le Docteur Claraz reçut l'ordre du Capitaine Lagorse d'accompagner le Saint-Père à Fontainebleau, pour le soigner ". Le 19 juin 1812, le pape Pie VII arrive au château de Fontainebleau accompagné de son médecin le docteur Balthazard Claraz. Le souverain pontife y resta enfermé pendant les dix-neuf mois que dura sa captivité.
Le Pape Pie VII le récompense, pour lui avoir sauvé la vie,en lui offrant son chapelet. (les descendants du docteur Claraz firent don de ce chapelet au Musée du château de Fontainebleau).
Plus tard le Saint-Père lui envoie de Rome, une médaille d' or à son effigie, le nombre en fût restreint afin que la valeur morale en fût grande et remise aux personnes s'étant distinguées par leur dévouement au Saint-Père pendant la persécution.
En 1817, le Docteur Claraz est invité à Rome où il est nommé Médecin honoraire du Saint-Père et de la Cour de Rome. Le Pape Pie VII le reçoit plutôt comme un ami que comme un visiteur.
Il lui offre une de ses mules (pantoufle blanche ou rouge brodée d'une croix, qui est portée par le pape).
Le Docteur Claraz reçoit plus tard de Rome le titre de Médecin honoraire des Papes Pie VII et
Grégoire XVI.
Il est nommé Chevalier de l'Ordre Pontifical de Saint Grégoire le Grand. L'Ordre, nommé ainsi en souvenir du Pape Grégoire 1er le Grand, est conféré aux personnes remarquables par leur zèle et leur fidélité au Saint-Siége.
Le Docteur Claraz exerça la médecine pendant 55 ans au bourg de Lanslevillard (Savoie).

Balthazard Claraz décède à Termignon (Savoie), le 5 juillet 1839 à l'âge de 76 ans, universellement regretté.