HOMMAGE

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CEREMONIE DU 8 MAI 2014

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE
Cloître de Saint Jean de Maurienne - Savoie
HISTOIRE DE LA MAURIENNE ET DE LA SAVOIE

Ne jamais oublier l'Histoire de cette nation qui a joué un rôle essentiel parmi les nations européennes ! Berceau de la Maison de Savoie Saint Jean de Maurienne possède depuis 150 ans une Société d'Histoire et d'Archéologie fort dynamique dont les annales sont appréciées et les conférences suivies avec attention chaque mois.

dimanche 24 octobre 2010

LES COSTUMES SAVOYARDS * HERMILLON *






L'Histoire de la Maurienne et de la Savoie repose aussi sur ses costumes. Faut-il rappeler que Saint Jean de Maurienne détient le plus beau Musée des Costumes de Savoie ?
Après un Salon du Livre particulièrement réussi pourquoi ne pas commencer par le costume d'Hermillon.
.....LA COIFFE - On porte à Hermillon deux sortes de coiffes ou bonnets : le bonnet droit et le bonnet rond. La jeune fille adopte l'une ou l'autre de ces coiffures et elle ne change plus. En effet, il faudrait alors qu'elle modifie aussi la pose du châle et c'est toute une affaire. Est-ce une affairede goût personnel ou est-ce le goût de la marraine, celle-ci pourvoyant souvent aux vêtements ?
Quelques mots de la façon de se coiffer des Hermilloninches : il n'y a pas de tressoir à Hermillon; les cheveux sont formés en un chignon porté derrière la tête et très plat pour éviter tout volume.
Le bonnet droit est en soie noire unie ou bien brochée; dans ce dernier cas la soie est à petites fleurs, à dessins ou à pois, mais la teinte du fond domine. Elle est parfois, comme la robe, de couleur sombre...marron généralement, jamais bleue ni rouge. Il emboîte bien la tête jusqu'à hauteur des oreilles. Le bavolet de dentelle repose sur les cheveux, qui sont coiffés en bandeaux ou bouffants. Ce bavolet est fait d'une dentelle de soie noire, plus exactement d'une guipure de 12 cm de hauteur et de 1 mètre 10 à 1 mètre 20 de longueur....Cette dentelle est cousue sur le bord avant du bonnet, d'une oreille à l'autre.....Derrière le bonnet et dans le bas de celui-ci se trouve un large noeud de ruban, dépassant un peu la largeur du bonnet....Ces rubans sont en soie et de teintes diverses, généralement unies, mais le "bleu France" et le rose groseille sont les teintes préférées des jeunes, le marron étant réservé aux plus de trente ans. Le bleu très sombre et parfois le vert sont considérés comme teintes de deuil. Ce bonnet est porté également au Chatel et à Monpascal et parfois à Montdenis.
Le bonnet rond est toujours noir. Il s'agrémente par-devant d'un plissé de six à sept centimètres de largeur, très fin, très serré, donnant l'aspect d'une mousse, fait en tulle, en dentelle ou en ruban gaufrés. Ce plissé est obtenu par la superposition de 14 à 15 rubans de tulle de 3cm de hauteur gommés et gaufrés, et dont seules les tranches sont visibles. Le fond du bonnet est formé de rubans de soie noire, moirés de préférence, légèrement froncés, qui s'étagent en volants, pour couvrir tout le derrière de la tête, sans dégager le haut de la nuque....Ce bonnet doit laisser voir les cheveux, coiffés en bandeaux ou bouffants, jusqu'à hauteur des oreilles. Celles-ci, comme avec le bonnet droit, ne sont pas visibles, sauf le lobule, pour laisser voir les boucles d'oreilles. Le bonnet rond se porte également à Mont-Denis, au Châtel et à Montvernier. Le bonnet rond s'orne à Hermillon d'une fleur piquée dans la "mousse" sur le côté gauche, fantaisie réservée aux jeunes.
La robe - Les femmes d'Hermillon font leurs robes elles-mêmes, en recourant, au besoin, à l'aide d'une couturière locale.....Le métrage nécessaire pour une robe est de cinq mètres en 140. C'est dire qu'il y a une jupe très ample, alors que le corsage est très ajusté. La robe est généralement noire, ou de teinte sombre, en lainage mat, cachemire ou mérinos. La jupe se porte assez longue, sans cependant dépasser les chevilles. Elle est froncée, sauf devant; ces fronces sont soutenues par un vertugadin appelé "tornette", sorte de bourrelet placé à l'intérieur, à hauteur de la taille, fait de crin, parfois de paille....L'ampleur de la jupe s'évase en cloche. La jupe ne comporte pas d'ornements ni en velours, ni en rubans ou boutons. Elle porte simplement, à 30cm du bord inférieur, un large pli ou baigneuse montrant qu'on n'a pas lésiné sur l'étoffe.
Le corsage, véritable corselet, est très ajusté. Il n'est pas décoletté et monte jusqu'à la base du cou. Le dos est en trois pièces. Les manches, à forme gigot, ont une partie fronce en nids d'abeilles.....Le corsage se ferme par un crochetage très serré, qui laisse apparaître un petit dépassant de broderie ou dentelle au crochet, faite dans le pays, blanche et amidonnée.
Le châle....La pose et la couleur du châle varient avec le port du bonnet adopté. En soie, en laine, imprimée ou brodée, tous sont de mode et marquent souvent le degré d'élégance ou la fortune de celle qui le porte. Il doit aussi s'adapter aux circonstances, aux fêtes religieuses, à l'âge. Les femmes âgées portent un châle violet foncé. Si elles sont en deuil, il a des broderies vertes. Pendant la guerre, toute la population n'a porté que des châles foncés.....La pose du châle est tout un art. Il se drape plus strictement aux épaules, sans dépasser beaucoup la naissance du bras, avec le bonnet droit. Il retombe plus largement avec le bonnet rond. Le châle se fixe au corsage au bas de la nuque par trois plis plats, retenus par une longue épingle ornée de têtes de verre doré, argenté ou de couleurs vives ou du genre verre filé.....Avec le bonnet droit, le châle découvre presque la naissance des bras et croise sous la ceinture en plis assez tendus; l'aspect est plus sévère. Avec le bonnet rond, au contraire, le châle retombe plus souple, il encadre davantage les bras, et ses plis accusent une légère courbe avant d'être tenus par le tablier....Les jeunes filles et les jeunes femmes ont d'ailleurs toujours tendance avec l'un ou l'autre bonnet à adopter une manière souple de porter le châle, qui en fait mieux ressortir la beauté. La toilette ne serait pas complète sans le veloursnoir qui retient le coeur et la croix d'or, qui se portent toujours, même au travail.
Le tablier est en soie noire, avec une guirlande brodée dans le bas. Il ne comporte pas de poche....Le tablier laisse voir vingt-cinq à trente centimètres de la robe...
La robe de dessous - Pour obtenir une bonne tombée des plis de la robe, les Hermilloninches portent une robe de dessous en tissu broché, fil et soie ou laine et soie, pas trop sombre, faite en une seule pièce....La robe de dessous a deux grandes poches où s'enfouissent toutes sortes de trésors : l'argent, le chapelet, le mouchoir de poche, des noix et parfois même....une bouteille de goutte.
Pour tous les jours les femmes portent une robe de coton et, comme coiffure, la sérette. Il n'y a pas de coiffure spéciale pour les travaux des champs, comme à Bessans ou à Valloire. Les femmes y vont avec la sérette qui est toujours un tissu de coton. On l'assortit autant que possible avec le châle de tous les jours, qui est souvent un simple carré de cotonnade....La robe de travail est également en gros tissu de coton croisé, de teintes foncées, gris, le plus souvent avec des rayures ou des carreaux plus sombres.....
Des extraits seulement....Un texte publié dans la Revue de Savoie N°3 (3ème T. 1941) écrit par le Commandant Emile GAILLARD - Photo de Jo LEGER.

dimanche 17 octobre 2010

LES ANCIENS COMBATTANTS EN ASSEMBLEE GENERALE





Chaque année en octobre sous l’égide de leur président M. André COVAREL les anciens combattants se réunissent en toute amitié, amitié née souvent de souvenirs communs.

Le temps n’efface pas les guerres vécues….2ème Guerre Mondiale…Indochine….Afrique du Nord….et tous les conflits qui ont vu ou voient encore aujourd’hui nos troupes intervenir.

Leur Président rappelait à leur mémoire leurs trois compagnons disparus cette année avant de relater tous les événements vécus en commun depuis un an.
Du rapport de gestion présenté par M. Noël DUVERNEY au compte-rendu du travail effectué au profit de chacun des 193 adhérents par M. Pierre LYOGIER ET M. Gaby LAYMAND chaque personne présente pouvait constater le travail remarquable assuré par le bureau des Anciens Combattants.

Il se dégageait malgré tout une certaine amertume devant les promesses non tenues depuis 2007 et l’impression que le temps et les souffrances qu’ils ont offert à la France n’étaient pas reconnus à leur juste valeur.

M. Daniel MEINDRE, responsable de la commission « Commémorations » au sein de la Municipalité de Saint Jean de Maurienne exprimait toute sa gratitude, les remerciant pour leur aide indispensable lors des cérémonies et du lien indispensable qu’ils permettaient avec les nouvelles générations.

Un repas convivial les réunissait après cette assemblée générale et ceci dans une ambiance très chaleureuse.

samedi 9 octobre 2010

LES MOUTONS ET LE LOUP - Chanson populaire des Alpes Françaises







N'hésitez pas à cliquer sur les photos et en particulier pour nos amis musiciens.
Quand l'histoire est un perpétuel recommencement
et que les bergers....les moutons...et le loup
poursuivent un combat immémorial.

dimanche 3 octobre 2010

QUAND MATTHIEU BONAFOUS RETROUVERA-T-IL SA PLACE DANS LE JARDIN DE L'EUROPE ?




Même si aujourd'hui la rue Bonafous n'a plus la même aura qu'au 19ème siècle on ne peut oublier que cet homme a été l'un des plus grands savants que la France et la Savoie se partageaient et Saint Jean de Maurienne a été au coeur de la vie de Matthieu BONAFOUS. C'est pour ceci que je souhaite que son buste soit replacé dans le Jardin de l'Europe dans les meilleurs délais. En effet sa destruction suite à un acte de vandalisme qui ne peut se justifier que par la bêtise et l'ignorance de son ou de ses auteurs ne doit plus perdurer.
Daniel MEINDRE




Matthieu Bonafous (1793-1852)
Matthieu Bonafous, dont l’existence s’est trouvée partagée entre la France et le Piémont, est un agronome connu pour son œuvre sur la sériciculture.
Né à Lyon le 7 mars 1793, il est issu d’une famille originaire du Quercy.
Petit-fils d’un ancien écuyer du roi Louis XV, Matthieu Verne, il est le troisième fils de Frankin Bonafous.
Ce dernier, longtemps négociant dans le commerce des soies, fut le premier à ouvrir un service de messageries régulières destiné à relier l’Italie à l’Empire. Après avoir passé ses premières années à Lyon, où il reçut les leçons d’un oratorien nommé Gourju, Matthieu Bonafous fit ses humanités au collège de Chambéry, puis compléta ses études à Paris où il suivit les cours du Collège de France, de la Sorbonne et du Jardin des plantes.
Un début de carrière prometteur
En 1813, le décès de son père et la reprise de l’établissement familial l’amenèrent à fixer sa résidence à Turin.

A peine âgé de 23 ans, il y publia un premier opuscule philosophique, mais l’agronomie devint bientôt l’objet favori de ses études.
Ses amis Jean-Baptiste Huzard, Michel Buniva, Jean-Baptiste Balbis et autres savants l’encouragèrent dans cette voie.
Il s’y appliqua avec tant de zèle qu’en 1819, alors âgé de 26 ans, il fut admis au sein de la Société royale d’agriculture de Turin.
Cette même année, il devint membre ou correspondant de douze autres sociétés savantes ou académies.
Deux grands hommes lui servirent de modèle au cours de sa carrière : le célèbre chimiste et agronome Antoine Parmentier et le savant italien Vincent Dandolo. Son premier mémoire séricicole, intitulé De l’Education des vers à soie, d’après la méthode du comte Dandolo, lui ouvrit, en 1821, les portes de l’Académie royale d’agriculture de Lyon, qui le récompensa à cette occasion d’une médaille d’argent. Un an plus tard, la parution de son traité De la culture du mûrier lui valut une médaille d’or.
Le savant doublé d’un bienfaiteur
Réputé pour ses œuvres de bienfaisance, toujours soucieux de contribuer utilement à la prospérité publique, il s’appliqua principalement à la culture du mûrier et à la production de la soie puis s’intéressa à celle du maïs, du riz et de la vigne.

En 1826, il introduisit en Piémont des chèvres du Tibet, qu’il croisa avec la race locale, ainsi que la culture de la betterave à sucre.
S’occupant tour à tour d’agronomie, de sériciculture, de botanique, de zoologie, de chimie ou de physique, il ajouta encore à ces sciences des études médicales et fut reçu docteur à la faculté de médecine de Montpellier en 1834.
Il fonda plus tard l’établissement d’horticulture de Saint-Jean-de-Maurienne et contribua à répandre la vaccine.
L’agronome qui tissait des vers
Egalement féru de poésie, considérant la science et la littérature comme des alliées, il fonda de nombreux prix littéraires et donna un nouveau souffle aux vers agrestes d’auteurs latins tels que Virgile, Columelle ou
Marc-Jérôme Vida, dont il traduisit le poème intitulé De Bombyce.
Membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, nommé correspondant de l’Institut de France en 1835 et directeur du Jardin des plantes de Turin en 1841, cet agronome fut l’auteur de nombreux ouvrages, en particulier sur des questions agricoles, au premier rang desquels se trouvent son Traité de l’éducation des vers à soie et de la culture du mûrier et son Histoire naturelle, agricole et économique du maïs, magnifique in-folio qui fut traduit en plusieurs langues.
En 1848, il parcourut la Suisse et une partie de l’Allemagne et travailla à l’édition, devenue célèbre, d’un ouvrage japonais sur les vers à soie intitulé Yo-san-fi-rok.
Il repartira, en 1851, pour l’Angleterre et l’Ecosse.
Au moment de sa mort, qui survint le 23 mars 1852, membre de presque toutes les grandes sociétés savantes, il avait sous presse un recueil intitulé Bibliotheca serica, catalogue comprenant la mention et l’analyse de tous les titres publiés jusqu’en 1850, dans toutes les langues, sur les questions relatives à la soie.
Quand les vers sont mis en vers
Nymphes de Sérius, gloire de l’Ausonie,

Célébrons par des chants pleins de votre harmonie
L’insecte ingénieux qui, du fil le plus beau,
Ourdit ses réseaux d’or et se tisse un tombeau.
Matthieu Bonafous, qui cherchait dans la littérature un délassement à la science, donna en 1840 une remarquable traduction en vers français d’un poème latin sur les vers à soie, intitulé De Bombyce.

Ce poème en deux chants, composé en 1527, est considéré comme le meilleur ouvrage de poésie de Marc-Jérôme Vida.
Exercé dans l’art d’allier les grâces de la forme au sérieux du contenu, Matthieu Bonafous devint à Vida ce que Delille fut à Virgile.
Dans sa préface, il présente ainsi l’évêque d’Albe comme un illustre prélat du siècle de Léon X qui « voué tout à la fois au ministère des autels et au culte des muses […] donnait au ver à soie le même éclat que Virgile avait donné à l’abeille dans le siècle d’Auguste ».
Estimant, à l’instar de Victor Hugo, que les sujets les plus prosaïques peuvent être anoblis par la forme poétique, Matthieu Bonafous brilla dans le genre de la poésie didactique.
Sources : Bibliothèque Municipale de Lyon - Fonds BONAFOUS -