HOMMAGE

HOMMAGE
CEREMONIE DU 8 MAI 2014

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE
Cloître de Saint Jean de Maurienne - Savoie
HISTOIRE DE LA MAURIENNE ET DE LA SAVOIE

Ne jamais oublier l'Histoire de cette nation qui a joué un rôle essentiel parmi les nations européennes ! Berceau de la Maison de Savoie Saint Jean de Maurienne possède depuis 150 ans une Société d'Histoire et d'Archéologie fort dynamique dont les annales sont appréciées et les conférences suivies avec attention chaque mois.

dimanche 10 juin 2012

1816-1817 LA FAMINE EN MAURIENNE


Source : "La Maurienne de 1815 à 1860" par le Chanoine Louis Gros de l'Académie de Savoie.

....Les années 1816 et 1817 furent des années de famine en Maurienne et dans toute la Savoie. Les récoltes furent en partie détruites par un froid exceptionnel.....Les terres labourables étaient encore couvertes de neige au commencement de mai 1816; les froments étaient tous morts, les seigles en grande partie. Le 1er septembre on commença à moissonner le seigle....La récolte ne put mûrir faute de chaleur. Environ huit jours avant la Toussaint, le gel a détruit tous les pois, fèves, orges et avoines qui n'étaient pas murs. Peu de jours après, ce qui restait de récolte fut enseveli sous la neige. La vendange gela, les raisins n'étant pas murs.
L'année suivante ne fut pas meilleure. Au 20 août 1817, il fait bien froid. Les seigles ensemencés sont presque tous morts. Les paroisses hautes n'ont rien ou presque rien. Beaucoup de familles n'ont pas de pain, elles ne mangent que de la soupe en herbage. Les émigrants furent particulièrement nombreux; il y en eut environ 7000.
....La nuit du 9 au 10 août 1816, il y eut une forte gelée qui endommagea considérablement les blés de toute espèce, ainsi que les pommes de terre qui furent totalement perdues. Le 23 du mois de septembre suivant, une gelée beaucoup plus forte emporta la totalité de la récolte qui avait été épargnée en août., de telle façon que les habitants de Bessans n'ont récolté aucune denrée alimentaire. Bien des particuliers n'ont pas cuit de pain de toute l'année.
....Dès le retour du printemps de 1817, les habitants se nourrissaient avec du lait et de l'herbe qu'ils cueillaient dans les prés. La Tarentaise souffrait d'une semblable disette.
...En Maurienne, ce sont Bonneval, Bessans et Valmeinier qui ont le plus souffert.

dimanche 20 mai 2012

HOMMAGE A GUY AMEYE - VALLOIRE -

De cet opuscule publié en 1978 par l'Office de Tourisme de Valloire Guy AMEYE me l'avait dédicacé. J'avais suivi un stage d'aquarelle avec lui et même si mes dons étaient limités il avait toujours une infinie patience avec ses stagiaires. Ses dessins, ses affiches ont marqué et marquent toujours l'image donnée à Valloire et je serai heureux que vous puissiez le découvrir ou le redécouvrir par ses dessins qui datent de quasiment pour certains de bientôt 40 ans....



















samedi 5 mai 2012

HISTOIRE DES SIRES DE LA CHAMBRE ET LEUR BLASON

....Les la Chambre avaient pour armes "d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la cotice de gueules brochant sur le tout".
Leur fière devise, "Altissimus nos fundavit", montre l'orgueil d'une race, dont l'origine se perd dans la nuit des temps.
Les sires de La Chambre pouvaient en effet se targuer d'une noblesse presque aussi ancienne que la Maison de Savoie à laquelle ils étaient d'ailleurs alliés.
Connus depuis la première moitié du XIème siècle, ils jouissent, en qualité de vicomtes de Maurienne, des droits régaliens dans cette province dont ils sont, avec le comte et l'évêque, une des trois puissances.
Dans la hiérarchie féodale les la Chambre ont rang immédiatement après la famille régnante. Seuls peuvent marcher de pair avec eux en Savoie les Briançon, vicomtes de Tarentaise, et les Chambéry.
Des domaines immenses dans toute la Maurienne relèvent de leur château de la Chambre dont les ruines imposantes se remarquent sur un rocher escarpé, dans la commune de Notre-Dame du Cruet.
Jean III de la Chambre, vicomte de Maurienne, fils de Jean II et d'Agnès de Savoie-Achaïe, devint sénéchal et bouteiller d'Amédée VIII.
Son petit-fils Gaspard, qui épousa Marie de Saluces, fut le dernier du nom. Il testa en 1454, laissant son nom, ses armes, sa vicomté de Maurienne et tous es biens à son neveu Aymon de Seyssel, fils de Jean de Seyssel, maréchal de Savoie, et de Marguerite de la Chambre.
Désormais commence une nouvelle race, celle des Seyssel, successivement titrés comtes puis marquis de la Chambre......

A. PERRET - Revue de Savoie - 4T1957 - Librairie Dardel - 6 rue de Boigne - Chambéry.