HOMMAGE

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CEREMONIE DU 8 MAI 2014

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE

LIEU DE MEDITATION CHARGE D'HISTOIRE
Cloître de Saint Jean de Maurienne - Savoie
HISTOIRE DE LA MAURIENNE ET DE LA SAVOIE

Ne jamais oublier l'Histoire de cette nation qui a joué un rôle essentiel parmi les nations européennes ! Berceau de la Maison de Savoie Saint Jean de Maurienne possède depuis 150 ans une Société d'Histoire et d'Archéologie fort dynamique dont les annales sont appréciées et les conférences suivies avec attention chaque mois.

samedi 2 mars 2013

LANSLEBOURG A LA FIN DU XIXème siècle



Au pied du MONT-CENIS, Lanslebourg est devenu dès le Moyen-Age le relais essentiel pour tous les voyageurs entre la France et l'Italie. C'est ici que l'on prenait des forces avant de se faire monter en chaise ou à mulet jusqu'au col. C'est ici que l'on reprenait souffle après la descente de la Ramasse.
Les habitants tiraient grand profit de cette situation. Le gouvernement sarde leur imposait la corvée de l'entretien du grand chemin, mais les exemptait en compensation de toute levée militaire et d'une partie de la taille royale.
Vivant des relations entre la Savoie et le Piémont, conscients des différences entre les deux versants des Alpes, mais point du tout de l'idée de frontière, les "Langrains" avaient peu apprécié le régime révolutionnaire qui avait fermé cette dernière, d'où leur déportation au fort Barraux en 1794.
Ils n'en acclamèrent que plus Napoléon Bonaparte et sa décision de construire une route entièrement carrossable de Lyon à Turin pour canaliser sur le Mont-Cenis le trafic franco-italien. On avait toujours besoin, pour un commerce sans cesse croissant, de muletiers, de guides, de cantonniers et d'aubergistes. D'où une prospérité accrue pendant tout le début du XIXème siècle.
Lanslebourg fut doté d'une grande auberge d'une trentaine de chambres, d'une caserne, puis bientôt d'une nouvelle église.
Hélas, le percement du tunnel du Fréjus porta un coup fatal au trafic routier. à l'écart de la nouvelle voie. Lanslebourg s'enfonce dans l'isolement après 1870;
Beaucoup émigrent en Amérique du Sud et les chasseurs alpins qui défendent la frontière contre l'ennemi d'outremont ne peuvent à eux seuls réanimer le pays. La vie ne reviendra qu'avec l'automobile à la veille de la Première Guerre Mondiale.

Sources : André Palluel-Guillard - Images de Maurienne - Trésors de Savoie - Collection animée par l'Abbé Lucien Chavoutier - 1979 - Imprimerie Gaillard - 73230 Saint Alban Leysse.










 

dimanche 10 février 2013

LES SOURCES DE L'ARC * La Savoie Historique et Pittoresque * 1854 *


Selon le Préfet Verneilh, en 1807, on a là une gorge encore plus sauvage où passe le sentier scabreux qui conduit en Piémont par le col de Céserole (dit aujourd'hui le Col Perdu). Ce dernier passage n'est praticable que durant quelques mois de l'année. Il n'est guère fréquenté que par les contrebandiers et les déserteurs. On trouve dans cette haute partie de la vallée de l'Arc plusieurs filons de minerais de différentes espèces....

A près de 3300 mètres, le voyageur ne trouve plus ici que neiges et rocs. Il est évident qu'on ne passe en ces lieux que pressé par le besoin pour aller au plus court ou pour éviter de fâcheuses rencontres.
Est-ce dans ce but que César se serait risqué ici pour venir secourir son lieutenant Labienus attaqué en Gaule par les Helvètes ? Mais de toutes façons, que de profondes impressions viennent récompenser la fatigue de celui qui se hisse en ces solitudes !

" Quand vous montez, vous semble que la cîme
Soit celle-là que votre vue estime,
Mais à vos yeux souvente fois décus
Toujours se montre un plus haut lieu dessus :
Puis, en passant par ce chemin sublime,
Vous entendez ainsi que d'un abîme,
De ces torrents les bouillons dépiteux
Contre les rocs qu'ils trouvent devant eux.
En ce haut cie, un air qui règne et qui vente
Vos sens nouveaux étonne et épouvante...."

Peletier du Mans - 1572 -

Sources : Images de Maurienne - André Palluel-Guillard - Trésors de la Savoie - Collection animée par l'Abbé Lucien Chavoutier - Imprimerie Gaillard - 73230 Saint-Alban-Leysse - 2T1979.

samedi 2 février 2013

VALLOIRE * LA VALLEE D'OR *




Cet ouvrage réalisé sous le patronage de la municipalité de Valloire et de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie a été réalisé par une équipe d'auteurs, valloirins de souche ou d'adoption, à l'initiative de Jean PRIEUR, Professeur Honoraire de l'Université de Grenoble.
Photographe : Bernard GRANGE;
Sur son passé : Jean PRIEUR;
Un spécialiste des archives de Valloire : Jacky MARTIN.
Le patrimoine religieux présenté par Anselme JORCIN - Curé de Valloire.
La tridition étudiée par Françoise NIVOSE-BOYER - Architecte D.P.L.G. -
La fondatrice du groupe folklorique "La Vallée d'Orr" Christiane SENAND.
Chantal CADIOU présente une thèse de doctorat sur la médecine en haute montagne. Elle a étudié le cas spécifique de Valloire où, en 1817, Jean-Baptiste GRANGE léguait à sa commune une maison et un capital destinés au traitement d'un docteur en médecine pour le traitement des pauvres.
Jean-Claude MAGNIN, Professeur agrégé d'histoire, a étudié la démographie et les modes de vie actuels. Vers 1800, Valloire regroupait plus de 2000 habitants (700 en 1936).

(Extraits de l'article du journal "La Maurienne" du jeudi 27 juillet 1989 écrit par Jean-Pierre Salomon.

samedi 26 janvier 2013

LA CREATION DES PORTIQUES DE SAINT JEAN DE MAURIENNE


Sources : Images de Maurienne - André Palluel-Guillard - Trésors de la Savoie - Collection dirigée par l'Abbé Lucien Chavoutier - Imprimerie Gaillard 73230 Saint-Alban-Leysse - Le 6 avril 1979.
 
De 1815 à 1848, le gouvernement sarde n'a cessé d'améliorer la route du Mont Cenis pour la rendre disponible au trafic franco-italien sans cesse grandissant.
Saint-Jean ne pouvait manquer de s'adapter à ces nouvelles contingences, d'où la percée en 1830 d'une nouvelle et grande rue qui permettait un écoulement aisé du trafic pour le plus grand profit, bien sûr, du commerce local.
Grâce à une souscription publique et à l'initiative conjointe de l'abbé Jourdain, alors supérieur du collège, et du syndic Ducol, l'affaire put être menée à bien rapidement.
Certes on fit disparaître tout le vieux quartier central de Saint Jean et, par la suite, l'évêque regretta de voir son palais intégré dans le nouvel ensemble, mais sur le coup chacun apprécia la nouvelle avenue, et tout particulièrement ses portiques qui remplaçaient avantageusement, comme à Chambéry et à Turin, les auvents des cabornes d'antan et qui devinrent vite la promenade favorite des habitants.
L'ensemble fut encore embelli en 1846 lorsqu'on aménagea une place ombragée à son extrêmité avec la statue d'un illustre enfant de la ville, le docteur Fodéré, un des fondateurs de la médecine légale (1764-1836).
 
En 1884, Saint-Jean est une ville encore bien calme : "A l'exception de certains quartiers restés dans leur crasse séculaire, on y voit de larges avenues plantées d'arbres, on a aménagé des places entre les rues rectifiées....la plupart des maisons bien aérées respirent une certaine aisance..." (Raverat, 1876).
"La domination du clergé a fait que les monuments de cette ville sont principalement religieux et que le commerce n'y est que fort peu développé....la population est en partie rachitique et goitreuse, mais cet état morbide doit s'améliorer sensiblement sous l'influence produite par le développement de l'instruction, de l'industrie et du bien-être (Mortille, 1877).
Il faudra néanmoins attendre le début du XXème siècle pour voir Saint-Jean profiter du miracle de la houille blanche et devenir une des capitales de l'industrie française de l'aluminium.
 

samedi 12 janvier 2013

LA PESTE A SAINT MARTIN -LA-PORTE DE 1630 PAR M. L'ABBE Marcel FALQUET

La Peste à Saint Laurent du Var en 1631.


Extrait de cette monographie écrite en 1971 par M. L'Abbé Marcel FALQUET - Curé de Saint-Martin-la-Porte sur cette commune. Imprimeries Réunies - 3 rue Lamartine - 73 Chambéry.

LA PESTE
 
"Nos ancêtres ont vécu de nombreux siècles sous la menace d'un fléau redoutable : la peste. Cette maladie contagieuse était introduite par des troupes de passage dans la vallée. On circulait beaucoup de France en Italie. Le passage des soldats se faisait par la vallée de Maurienne et les cols des Alpes.
Pour se protéger, on adoptait de sévères mesures d'hygiène : dès qu'un foyer de maladie était signlé, on isolait les malades ou les suspects, on nettoyait leur maison, on brûlait leurs habits. Les malades étaient mis à l'écart du village, à St-Martin, sous la Roche. Les proches parents mis en quarantaine : ils devaient rester chez eux. Les malades étaient soignés sommairement et ravitaillés par des volontaires qui étaient souvent payés par la commune. Les "corbeaux" enterraient les morts près de leur lieu de décès ou dans les lieux isolés dans les champs. Ils ne devaient plus fréquenter les gens du village.
Il y avait des commis à la santé, qui devaient, avec sévérité, faire appliquer les règles de sécurité. Ils avaient leur cabane près du lieu des pestiférés.
L'épidémie de peste la plus connue avec précision est celle de 1630 : elle fut apportée en Maurienne par les troupes qui revenaient du Montferrat, où le fléau sévissait depuis une année. Les victimes furent nombreuses dans la région. A Saint-Martin, il y eu 43 victimes, à raison, parfois, de plusieurs le même jour. Des familles disparurent à la suite de ce fléau.
Nos ancêtres étaient très croyants. Ils utilisaient les moyens spirituels pour éloigner la maladie. C'est de cette époque que date la dévotion à Saint Sébastien, à Saint Roch (dévotion que l'on retrouve dans toutes les paroisses de Maurienne).
Pour obtenir l'aide du Ciel, on faisait le voeu de jouer des Mystères en l'honneur des saints. C'est ainsi que l'on a joué beaucoup de Mystères en Maurienne.
Nous avons, aux archives de la paroisse, "l'histoire du glorieux Saint Martin, évêque de Tours en Touraine, patron de la communauté de St-Martin-la-Porte en Maurienne, soit Mystère représenté en icelle commune en l'année 1565, cause d'un voeu faict à l'occasion du mal de la peste qui la menaçoit et l'infectait en l'an 1564, dont fut myraculeusement délivrée par l'intercession du bénict Martin".
 
Abbé Marcel FALQUET.